SAISON 2020 / 2021 - FEVRIER

RONCE - ROSE

Théâtre

MARDI 2 FEVRIER A 20H

MERCREDI 3 FEVRIER A 19H

On dira qu’au départ c’est le carnet secret d’une petite fille qui a un drôle de rapport au monde comme c’est normal d’avoir un drôle de rapport au monde quand on est une petite fille.
On dira que c’est une petite fille qui a un drôle de papa et de tonton, comme c’est pas trop normal pour une petite fille, d’avoir un papa gangster et son associé comme tonton, et des drôles de voisins aussi, une sorte de sorcière et un unijambiste.
On dira que par contre c’est plus très drôle quand ils disparaissent, comme ça, le fameux papa et le tonton, du jour au lendemain sans prévenir. Et que la petite fille doit se lancer, pour les retrouver, à l’assaut du monde sans autre lasso que son carnet et puis son histoire à se raconter.
Éric Chevillard nous fait là un très beau cadeau. Il nous parle en enfance sans jamais y tomber. Sans jamais nous jouer le coup de l’imitation. Pas de pseudolangage enfantin, au contraire, de la belle et grande littérature. Mais posée sur un regard et une langue en perpétuelles découvertes, comme si le monde s’ouvrait sous ses doigts avec la candeur et la cruauté du chasseur de trésors et de l’orpailleur de l’extra-ordinaire.
Et comme en plus du plus, on n’est pas dans un livre et que c’est Jean-Louis Baille qui est l’acteur de ce monologue, tout ça revient à se poser une sacrée
question : comment ça fait et ça se fait de jouer avec les mots d’Éric Chevillard à être une petite fille quand on est un homme de 54 ans et qu’on est sur une scène de théâtre devant des gens…

 

EXTRAITS DU TEXTE
C’est beau, moi je trouve ça beau, les choses qu’on voit, ce qu’il y a partout, c’est beau. Certaines de ces choses font plutôt rire, ça ne les empêche pas d’être belles aussi. Leur forme surtout, j’aime surtout la forme des choses, vous avez remarqué les formes qu’elle prennent ! Je ne pense pas seulement aux nuages.
Vous avez déjà regardé une chaise ?
Mais les couleurs me plaisent aussi. Elles siéent aux choses de manière incroyable. Toujours la nuance qu’il fallait justement et parfois en plus la lumière vient se poser dessus. Je ne dis pas cela pour me vanter parce que je porte un nom de couleur. Ainsi parlerait l’orange mais je ne suis pas un fruit. Ni
une fleur, quoique mon nom soit aussi un nom de fleur. Ni Violette ni Fuchsia, je m’appelle Rose. Mais Mâchefer par plaisanterie quelquefois, quand je l’escalade, m’appelle Ronce et c’est du coup le nom de ce buisson épineux et fleuri qui me va le mieux et que j’ai gardé, Ronce-Rose.

CIE DES INDISCRETS

D’après le roman Ronce-Rose d’Éric CHEVILLARD (éd. de Minuit)
Adaptation Lucie GOUGAT et Jean-Louis BAILLE
Jeu Jean-Louis BAILLE
Mise en scène Lucie GOUGAT
Lumières et décor Franck RONCIERE
Costume François SIMEON
Création sonore Julien MICHELET

 

Durée 1h20

Tarifs 13€ / 10€ (groupe) / 8€ (réduit)
Réservations au 05 55 77 37 50


LA MERE (1924)

Théâtre - comédie grinçante

JEUDI 25 FEVRIER A 19H

VENDREDI 26 FEVRIER A 20H

Pologne, années 1930. Léon est un jeune adulte très dépendant financièrement et affectivement de sa vieille mère veuve, qui le pousse à quitter sa vie d’intellectuel rêveur : à force de rester assise chez elle, à tricoter des ouvrages à vendre, elle commence à perdre la vue et sent arriver sa mort prochaine… mais Léon refuse toujours de travailler normalement. Lorsqu’il rencontre Sophie, une jeune fille brillante qui a comme lui des idées philosophiques et politiques, il s’imagine qu’elle pourra travailler à la place de sa mère et ainsi lui offrir une vie oisive, mais Sophie a plus d’inspirations artistiques que domestiques...
Ecrite en 1924, La Mère évoque tour à tour un passé prospère et un futur de lutte, un présent amorphe et pourtant bouillonnant d’idées.
Le jour où Léon présente sa fiancée Sophie à sa mère, leur quotidien bascule dans un combat sans merci pour défendre chacun sa vision du travail, du monde et de l’existence.
A travers le personnage de Léon, c’est la représentation d’une jeunesse qui ne sait comment se réinventer sur les bases d’une société en ruines qui est ici questionnée. Toutes les tentatives de Witkiewicz en 1924 pour annoncer la catastrophe communiste résonnent jusqu’à aujourd’hui, au moment où les mouvements collectifs, les soulèvements, nous rappellent que tant que l’individu n’aura pas appris à penser par lui-même, il sera toujours esclave du rôle que les autres lui donneront toujours, dont le collectif a besoin pour justifier l’existence grégaire.

©MissV
©MissV

CIE THEATRE DES ASTRES

D’après S.I.WITKIEWICZ
Mise en scène Lara BORIC
Jeu Hélène BERTRAND, Emmanuel DEMONSANT Simon DELGRANGE, Jeanne FREMY, Pélagie PAPILLON
Création sonore Sarah MUNRO

Création lumière Jérémy RAVOUX
Création Costumes Charlotte LEGAL

 

Durée 1h40

Tarifs 13€ / 10€ (groupe) / 8€ (réduit)
Réservations au 05 55 77 37 50


Port du masque obligatoire
dès votre entrée au théâtre
et jusqu’à votre sortie


Respect de la distanciation physique
1 mètre minimum